« Le moment de convivialité », « le pot de bienvenu », « le pot d’accueil », « pour fêter la victoire »…autant d’expressions pour partager quelques paroles et aussi se sustenter. Boire un peu, donc avec modération et manger des amuse-bouche ou de petites choses gustatives en toute simplicité ! La charcuterie, la viande en gelée comme le potjevleesch, c’est tout un programme dans ce type de situation ! On sent les épicuriens pointer le bout de leur nez !

Un plat du Nord qui se mange froid et en toutes saisons !

Le Potjevleesch est un plat d’origine flamande du XIVè siècle. Prononcez-le comme vous le souhaitez, sinon voici un peu d’orthographe de ce plat qui relève de la charcuterie traditionnelle : Potjevlesch, Potchevlech, Potjevlesh, Pot’je vleesch, Potjevleisch ou encore Polchevech (version plus simplifiée). Le français à l’écrit n’est pas facile, surtout avec un terme flamand d’origine. Les graphies montrent trois lettres intéressantes qui permettent de comprendre l’origine de la recette, à savoir le « pot ». C’est un « pot de viandes », un mélange de 3 viandes plus exactement : du porc, du lapin et du poulet. Le « pot » est aussi le récipient qui permettait la conservation. C’était donc pratique pour se nourrir en emmenant son pot au travail. C’est un plat qui ne nécessite pas de moyen de chauffage puisqu’il se mange froid. En plus de ces trois viandes, les professionnels de bouche agrémentent de carottes, de vinaigre, de quelques épices et aromates. Sa saveur et sa tendreté viennent aussi des cuissons lentes pour avoir ce côté moelleux de la viande. En effet, sa cuisson est faite en deux fois pour une meilleure homogénéisation du produit final.

Aujourd’hui, il est devenu un plat incontournable dans des moments de convivialité entre amis, que ce soit à la maison ou lors d’un match de foot ou encore dans une brasserie typique ! Plat régional du Nord, il peut être accompagné de frites. L’astuce est de laisser couler la gelée sur les frites, qui, au contact de la chaleur, fond, se dilue et crée une sorte de sauce. C’est là toute la saveur de la tradition ! Si vous la respectez au plus près, pas besoin de frites et de salade, mais uniquement de pain de campagne.

En toutes saisons, vous pouvez déguster un Potjevlesh en terrine, comme celui sur cette page du site de Domaine Picard. L’été ou au printemps, vous l’accompagnez de pain et l’hiver ou l’automne de frites voire de pâtes. Selon la température extérieure et le temps qu’il fait, c’est à votre guise que vous choisirez de le consommer. On irait même jusqu’à dire sans modération puisque c’est un plat qui n’est pas du tout calorique. 130g de calories, pour 100g de Potjevlesch ! Ce sont les subtilités de ce plat et surtout des viandes utilisées, qui grâce à leur mode de cuisson, ne sont pas grasses.

Une planche apéritive ou pâté-party lors d’un événement

Vous participez à un événement type networking, réseautage en français. En général, le principe est de discuter en toute convivialité avec vos pairs. Pendant ce temps, à loisirs, vous vous dirigez vers les tablées où se trouvent les dégustations. Vous pouvez également participer à l’inauguration d’une exposition de peinture par exemple. Pour chlore le discours, le maître de cérémonie propose un moment de convivialité autour d’un petit verre et de quelques friandises salées et sucrées. Quelle aubaine ! Vous êtes ravi(e) parce qu’arrive vers vous une charmante personne, avec un plateau, qui vous propose des toasts (ou pain grillé) avec vos tartinades préférées. Parmi elles, le fameux pâté à l’ail que vous aimez tant ! Ce bon pâté à l’ail, qui doit être, dans le respect de la tradition, touillé longuement à la fourchette ! Vous succombez à ce délice de mélange de viandes, agrémenté de son meilleur condiment : l’ail. L’ail, comme vous le savez, a de grandes vertus. Il est antioxydant, antiallergique, antiseptique et possède du phosphore, du potassium…Bref, il est un aliment magique sur votre organisme pour rester en bonne santé ! Mais ce n’est pas tout…On vous surprend en train de vous rapprocher des assiettes pour en prendre une et vous servir de ces différents pâtés qui vous susurrent : « mange-moi ». Quelle chance !  Vous êtes connaisseur ou connaisseuse. Vous prenez alors un pâté à l’échalote, dont vous connaissez la recette de ce mariage d’épaule, accompagné de foie. L’échalote, condiment spécifique apportera sa note légèrement sucrée. Qui dit pâté, dit souvent bière, encore une fois, à consommer avec modération. Le pâté à la bière, un incontournable, surtout dans les pays du Nord de l’Europe et même dans le Nord de la France, « pays » de la bière, avec sa frontière avec la Belgique. Des morceaux de jarrets sont cuits avec de l’épaule, des oignons et une bière du Nord. On sent la tradition ! Pour surprendre vos papilles, s’ouvre sous vos yeux, une tartinade de pâté au piment. Pour ce type d’invitation au voyage, il faut faire attention non seulement à votre bouche si vous êtes sensible à tout ce qui pique, mais aussi à ce que vous buvez pour ne pas en dénaturer le goût. Le pâté peut être agrémenté de piment fort ou de piment doux, tout dépend ce qui a été utilisé dans la recette : piment d’Espelette ou paprika rouge.

Un repas en famille : jambons en tous genres

Le mercredi, jour des enfants, c’est purée-jambon à la maison ou alors la variante pâtes-jambon-gruyère ! Quoiqu’il en soit, « tout est bon dans le cochon » et le jambon est la matière la plus noble dans l’animal. C’est peut-être pour cela que les enfants l’aiment tant, à quelques différences près…Le jambon cru, pourtant très délicieux, ne trouve pas forcément ses consommateurs chez les plus petits. Mais le jambon blanc, c’est excellent ! Quand on peut connaître son mode de préparation, c’est intéressant. En tant que parents, nous souhaitons faire les meilleurs choix gustatifs pour nos bambins. Le bon jambon blanc subi donc plusieurs étapes avant de se retrouver dans nos assiettes. Il est cuit dans le respect des traditions, en passant d’abord par une étape de salaison à la main, puis une maturation, une cuisson lente qui peut durer jusqu’à 16h. Ça c’est pour le jambon blanc, que l’on nomme « blanc » parce que sa cuisson adoucit les couleurs et le blanchit. Si vous et vos enfants aimez le jambon à l’ancienne fumé, sachez qu’il est fumé après les étapes énoncées précédemment. On peut le trouver également agrémenté de poivre ou d’herbes aromatiques sur le contour de la noix. Autant de saveurs exquises qui vont titiller vos papilles !

C.S.